Jet Sex - Ghinzu
"Hello, I Love You.
Whant you tell me your name?"
The Doors

Assise sur une des baffles du plafond, elle regardait la foule s’animer.
Des volutes roses et rouges recouvraient les visages, laissant parfois paraître quelques mines étirées, décalquées, perchées, étrangères et tellement connues.
Les effluves de leurs corps semblaient teintées de vie, mais pas la leur. Celle de la musique.
Soudain cette symphonie si précise se brisa, au milieu de tous ces animaux domestiques se découvrait un véritable fauve.
Immobile, son regard brillait dans le trou brumeux de la salle, et dressée sur son trône grésillant, elle pouvait l’admirer.
Elle se sentait dévorée par le monologue de ses pupilles. Une mèche bleue glissa sur sa paupière, et il tourna la tête. Elle se laissa glisser du haut de son royaume, et disparut dans la foule.
Trop effrayée pour affronter les récits que les prunelles de ce garçon aux cheveux noirs criaient, elle préférait fuir. Il n’était pas beau.
Il était d’une perfection inachevée.
Ses traits se mêlaient. Elle y voyait ceux du jeune homme qu’il était surement, d’une demoiselle, et le regard d’un vieux cowboy dont les yeux marron et vert racontaient les trop nombreuses vies.
La passion qui l’avait enveloppé plus vite que ne le font les volutes de sa cigarette lui fit rebrousser chemin.
En se cachant derrière les masses titubantes de la fosse, elle alla jusqu’à se coller contre lui, qui ne se rendit compte de rien, tant la force de la foule pouvait être forte.
Un cocon douloureux.
Elle s’enivra immédiatement de ce corps glacé et dur.
Elle repartit.
Des volutes roses et rouges recouvraient les visages, laissant parfois paraître quelques mines étirées, décalquées, perchées, étrangères et tellement connues.
Les effluves de leurs corps semblaient teintées de vie, mais pas la leur. Celle de la musique.
Soudain cette symphonie si précise se brisa, au milieu de tous ces animaux domestiques se découvrait un véritable fauve.
Immobile, son regard brillait dans le trou brumeux de la salle, et dressée sur son trône grésillant, elle pouvait l’admirer.
Elle se sentait dévorée par le monologue de ses pupilles. Une mèche bleue glissa sur sa paupière, et il tourna la tête. Elle se laissa glisser du haut de son royaume, et disparut dans la foule.
Trop effrayée pour affronter les récits que les prunelles de ce garçon aux cheveux noirs criaient, elle préférait fuir. Il n’était pas beau.
Il était d’une perfection inachevée.
Ses traits se mêlaient. Elle y voyait ceux du jeune homme qu’il était surement, d’une demoiselle, et le regard d’un vieux cowboy dont les yeux marron et vert racontaient les trop nombreuses vies.
La passion qui l’avait enveloppé plus vite que ne le font les volutes de sa cigarette lui fit rebrousser chemin.
En se cachant derrière les masses titubantes de la fosse, elle alla jusqu’à se coller contre lui, qui ne se rendit compte de rien, tant la force de la foule pouvait être forte.
Un cocon douloureux.
Elle s’enivra immédiatement de ce corps glacé et dur.
Elle repartit.
Il se retourna.
La musique était finie. Le monde s’écroulait de nouveau.
Elle se réveilla.
La musique était finie. Le monde s’écroulait de nouveau.
Elle se réveilla.
Bécassine

Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire